jeudi 7 avril 2011

Seder de Pessah’ : Maror – Choulh’an ‘Oreh’ - Tsafoun

Maror
Le soir de Pessah’, chaque individu a l’obligation de consommer le Maror (les herbes amères) en quantité de Kazaït (27 g).

L’appellation « Maror » inclus plusieurs sortes de légumes différents, mais aujourd’hui, l’usage en vigueur dans la plupart des endroits – en particulier dans les communautés Séfarades – est d’utiliser des feuilles et des cœurs de laitue pour accomplir la Mitsva de Maror.

Il faut être très vigilant dans la consommation des feuilles de laitue, et de ne choisir que des productions spéciales qui poussent sans vers, comme « ‘Alé Katif » ou « H’assalat » (2 productions israéliennes), ou autres… qu’il suffit de rincer afin retirer les mouches ou autre, et elles sont ensuite permises à la consommation.

(Il faut être très méfiant lors de l’achat de la laitue, et de n’acheter uniquement la laitue qui pousse sous un contrôle rabbinique fiable, qui atteste que la laitue ne contient pas de vers, car malheureusement, il existe des gens malhonnêtes qui emballent la laitue dans des sachets de nylon, en affirmant qu’elle est sans la moindre présence de vers).

Si l’on ne parvient pas à se procurer une telle laitue qui pousse sans vers, il est souhaitable de ne pas consommer du tout de feuilles de laitue, et de se contenter des cœurs blancs de la laitue, en les vérifiant soigneusement de toute présence de vers. Même si l’on est certain de pouvoir vérifier correctement les feuilles de laitue, il faut malgré tout avoir conscience qu’il est quasiment impossible de vérifier la laitue, car même après de nombreuses vérifications, lorsqu’on place les feuilles de laitue sur un papier face aux rayons du soleil, nous pouvons voir des dizaines de vers sortir de la laitue et monter sur le papier. C’est pourquoi il ne faut pas se fier à cette vérification, même si l’on se trouve dans un endroit où il n’y a pas de laitue sans risque de présence de vers. Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita a instauré cela depuis de nombreuses années, lorsqu’on ne trouve pas de laitue qui pousse sans vers, on consomme uniquement les cœurs blancs de la laitue, qu’il suffit de vérifier correctement, et ils sont ensuite permis à la consommation.

Il est souhaitable d’utiliser uniquement la partie du cœur de la laitue, qui sort à l’extérieur de la terre lors de la pousse, et non la partie basse de la laitue qui reste en dessous du niveau du sol, puisque selon certains décisionnaires, cette partie de la laitue n’est pas valable pour la Mitsva de Maror.

Choulh’an ‘Ore’h (le repas)
La table doit être dressée le soir de Pessah’, et l’on doit prendre le repas dans la joie.
Cependant, on doit être vigilant lors du repas, et de ne pas manger exagérément toutes sortes d’aliments, afin que l’on puisse ensuite consommer l’Afikomann avec appétit, sans avoir à se forcer, car on ne sera pas quitte de cette consommation, et il faudra recommencer. C'est pourquoi les dames responsables de la préparation des plats de la fête doivent faire en sorte de ne pas cuisiner des plats trop nombreux ni trop lourds afin que tous les membres du foyer puissent s’acquitter de l’obligation de consommer l’Afikomann. Par contre, pour le repas de la journée, elles pourront cuisiner tous les plats qu’elles désirent.

Tsafoun
Après avoir terminé le repas, on consomme l’Afikomann (qui est la demi prendra une autre Matsa), en quantité de Kazaït (27 g), en souvenir du Korbann Pessah’ (le Sacrifice de Pessah’ qui était consommé dans le rassasiement.

Certains s’imposent d’en consommer 2 fois Kazaït (2 fois 27 g) : 1 en souvenir du Korbann Pessah’ et 1 en souvenir de la Matsa que l’on consommait avec le Korbann.

Mais selon le strict Din, une seule quantité de Kazaït suffit.
On ne récite aucune Bérah’a avant de consommer l’Afikomann.
On doit veiller à consommer l’Afikomann avec appétit et en s’accoudant (à gauche).
Si l’on est tellement rassasié, au point d’être écœuré par la consommation de l’Afikomann, on n’est pas quitte de son obligation de consommer l’Afikomann, car une consommation forcée n’est pas qualifiable de consommation.

C'est pourquoi il faut prêter attention à cela lors du repas, comme nous l’avons expliqué plus haut.
De même, il faut veiller à consommer l’Afikomann en s’accoudant (à gauche), car si l’on ne s’est pas accoudé, il faut remanger l’Afikomann, et l’on peut en arriver à une consommation forcée.

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